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Assurance vie : rémunération des fonds euros et méthode de calcul

Plusieurs facteurs expliquent les différences de rendement constatées entre les différends fonds en euros des assurances vie.

Bien que les contrats en euros permettent une rente régulière (mais très limité en 2017…), les contrats en unités de compte ou multisupports certes, plus incertains permettent cependant d’augmenter le rendement aux souscripteurs les plus aguerris. Explication sur le mécanisme des fonds euros en assurance vie.

Légende photo : Augmenter ses rendements malgré un fonds euros très bas est toujours possible | Crédit photo : Cieleden.com

Pourquoi les fonds en euros ne proposent-ils pas tous la même rémunération ?

D’abord, la composition du fonds, qui n’est pas la même d’un assureur à l’autre. Ensuite, la possibilité ou non de profiter d’un taux minimum garanti et du taux d’intérêt technique. Enfin, le montant des bénéfices réalisés par l’assureur au cours de l’année.

Les assureurs ont en effet l’obligation de redistribuer aux détenteurs d’assurances vie une partie des bénéfices qu’ils réalisent (art. L 331-3 du Code des assurances). Cette participation permet aux assurés de recevoir une rémunération supérieure à celle résultant uniquement du taux d’intérêt technique.

Bon à savoir : Elle ne peut pas être inférieure à 90 % des bénéfices techniques de l’assureur, ni à 85 % de leurs bénéfices financiers.

Les bénéfices techniques se composent :

  • des bénéfices de gestion (lorsque l’assureur encaisse plus de frais d’entrée ou de gestion qu’il n’en expose pour gérer ses contrats) ;
  • et des bénéfices de mortalité (lorsque le nombre de décès est inférieur aux estimations fondées sur les tables de mortalité) ;

Les bénéfices financiers sont ceux provenant des placements réalisés par l’assureur avec les fonds qui lui sont confiés.

Les assureurs distribuent régulièrement à leurs assurés une participation aux bénéfices supérieure à ces montants minimum.

Celle-ci peut être versée chaque année aux assurés ou mise en réserve pendant une durée maximale de 8 ans (contrats à bonus de fidélité). Depuis juillet 2004, les contrats doivent préciser les conditions d’attribution de la participation.

Attention, les détenteurs d’une assurance vie à versements programmés ne bénéficient pas de cette participation aux bénéfices de l’assureur lorsque, faute de respecter la périodicité de leurs versements, leur contrat est mis en réduction.

Comment est calculée la rémunération d’un fonds en unités de compte ?

Dans un contrat en unités de compte (multisupport), la valeur du contrat n’est plus exprimée en euros mais en nombre de parts au sein d’une unité de compte. Le seul engagement que prend l’assureur est de rembourser à l’échéance un certain nombre d’unités de compte à l’assuré, dont la valeur est sujette à variations.

La valeur du contrat s’obtient en multipliant le nombre d’unités de compte par la valeur liquidative de chacune d’entre elles. Celle-ci correspond au prix de vente de la Sicav ou du FCP à une date donnée. L’assureur doit informer chaque année l’assuré de la valeur des unités de compte, et de leur évolution annuelle depuis l’ouverture du contrat.

C’est ce qui explique que la rémunération de l’épargne placée sur des supports en unités de compte (mais aussi l’épargne elle-même) n’est pas garantie. Elle fluctue, à la hausse comme à la baisse, avec la valeur des Sicav et FCP dans lesquels est investie l’épargne.

L’épargnant a toutefois la possibilité de sécuriser un minimum ses gains dans le temps, grâce à différentes options de gestion telles que la sécurisation des plus-values, le rééquilibrage du contrat ou la technique du « stop win».

Ainsi, l’assuré qui a investi dans deux fonds A et B en unités de compte voit son épargne (donc son rendement) augmenter ou diminuer en fonction de la valorisation des parts qui les composent.

Exemple : Si il détient 100 parts de chaque fonds valant chacune 50 € et que, l’année suivante, le fonds A a progressé de 20 % et le fonds B baissé de 5 %, son épargne aur4 progressé, au total de, de 750 €. Soit une rémunération du capital de départ de 7,5 % en un an !

A propos de l'auteur

Laura

Laura

Journaliste d'investigations pour le EE Times mais également ailleurs. Plus d'infos sur mon profil Twitter (dont les tweets n'engagent que moi). Je suis spécialisée dans les enquêtes longues, surtout sur les divers lobbys.