Société

Les attentats de Nice laissent place à la colère et à la haine

Alors que l’attentat s’est produit il y a cinq jours sur la promenade des Anglais à Nice, la tristesse et la sidération prennent place effaçant le retrait et la colère. Ce qui pourrait ouvrir la porte à la haine.

La colère ou l’agressivité en question s’illustrent souvent aux lieux où le drame où plusieurs personnes sont mortes ce jeudi soir jour de fête nationale. C’est le cas du mémorial mis en place sur la promenade des Anglais, où une femme portant un foulard qui a déposer bouquet de fleurs faire l’objet de provocation aussitôt elle est partie.

Un autre individu qui parle devant une caméra pour faire appel à l’unité nationale, ce qui va provoquer la colère d’un autre homme qui l’invitera à se taire.

« Taisez-vous, nous nous faisons tuer et nous disons rien. On se réunit dans le calme. Je veux qu’on se protège. Nous ne pourrons jamais vivre tous avec ces personnes-là. Cette communauté ne pourra jamais faire partie des nôtres, il est préférable de les chasser ».

Des mots qui ont un sens

Sur le même lieu où le drame s’est produit, plus précisément l’endroit où le terroriste a été abattu, on voit un tas de pierres, d’ordures avec des bouts de papiers sur lesquels sont rédigées des insultes. Certains badauds crachent, donnent des coups de pieds, un lieu où les colériques viennent se défouler.

Une situation à laquelle, la classe politique et les religieux à l’instar du monseigneur Marceau, l’évêque de Nice qui ont demandé à ne pas se faire tenter par le retrait et à la ségrégation. Mais certains avis diffèrent comme celui de Philippe Vardon habitant de Nice et membre du Front national, et siégeant au conseil régional de PACA indique que la colère des niçois est légitime. Mais le FN note une hausse d’adhésion sans avancer de chiffre.

« Il existe un lien entre l’immigration intense et l’amplification d’une forme politico-religieuse qu’on appelle l’islamisme et son côté violent qui ne fait que s’accroître appelé le djihadisme. Et maintenant les français ne supportent plus cette situation ».

Toutefois, le FN de Nice se refuse le fait de saisir cette occasion pour obtenir plus de voix. En décembre d’ailleurs, lors des élections régionales, la liste de Marion Maréchal Le Pen avait obtenu 36 % des suffrages au deuxième tour au point de dépasser l’ex maire Christian Estrosi.

A propos de l'auteur

Laura

Laura

Journaliste d'investigations pour le EE Times mais également ailleurs. Plus d'infos sur mon profil Twitter (dont les tweets n'engagent que moi). Je suis spécialisée dans les enquêtes longues, surtout sur les divers lobbys.