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Le DG de la gendarmerie quitte son poste

Arrivé à ce poste depuis 2013 par les grâce de Manuel Valls qui l’avait nommé à l’époque où il fut Ministre de l’Intérieur, le directeur général, le directeur général de la gendarmerie nationale Denis Favier à indiqué ce mardi qu’il ne serait plus le grand patron de ce département qui gère 125 000 gendarmes dès le 1er septembre ses fonctions le 1er septembre, mais il n’a fournit aucune information sur son futur. 

la nouvelle a été annoncée par le général d’armée «Au cours d’une présentation des grands travaux actuels et futurs dans la gendarmerie»en face des 250 cadres de la gendarmerie nationale, d’après une source proche du dossier.

Âgé de 56 ans, Denis Favier est arrivé en 1984 à la gendarmerie. Père de quatre enfants, celui qui est passé par plusieurs métiers est arrivé à dirigé le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). 

En 1994, celui ci a lancé l’assaut sur l’aéroport de Marignane pour secourir, les 173 passagers et membres d’équipage de l’Airbus Air France retenus captifs par un commando islamiste.  Au dessus de l’une des trois passages avec ses membres, il entre par la porte avant de l’avion pour mener l’opération de libération d’otages jamais enregistrée dans l’histoire des prises d’otages dans un avion.

Valls salue «sa droiture et sa loyauté»

 
Il quitte le GIGN pour l’École de guerre avant de rejoindre les ressources humaines de la Direction générale de la gendarmerie (DGGN). Commandant du groupement de Haute-Savoie (2000-2003), il retourne ensuite à la DGGN pour diriger le bureau du personnel officier. Il participe alors activement à la réorganisation des unités d’élite parmi lesquelles le GIGN, dont il reprend les rênes en 2007. Le GIGN devient alors une unité de 400 hommes et femmes, mise en place pour faire face aux nouvelles menaces terroristes.
 
Après avoir dirigé la région de gendarmerie d’Île-de-France, il est appelé à la vie de cabinet, aux côtés du ministre de l’Intérieur Manuel Valls dont il est réputé proche. «J’ai eu la chance d’avoir Denis Favier à mes côtés, d’abord comme conseiller, puis comme directeur général de la gendarmerie nationale, a d’ailleurs réagi le Premier ministre dans une déclaration écrite. Sa précision, sa droiture, sa loyauté, sa connaissance fine de la conduite des hommes sur le terrain ont toujours été pour moi très précieuses.»

Marqué par la mort de Rémi Fraisse

 
Nommé à la tête des gendarmes, Denis Favier, promu général d’armée, ne mâche pas ses mots lorsqu’il faut obtenir des moyens pour une gendarmerie «qui peine à payer ses loyers, son essence et à renouveler son parc automobile». Tout en obtenant effectifs et moyens, le patron des gendarmes reste en première ligne au niveau opérationnel. Le 11 janvier 2015, il se plonge dans les cartes de Dammartin-en-Goële pour coordonner l’action sur le terrain visant à neutraliser les frères Kouachi.
 
Mais, en octobre 2014, la mort du militant Rémi Fraisse, tué sur le site du barrage de Sivens (Tarn) par une grenade offensive lancée par un gendarme, marque profondément son mandat, et Favier lui-même. L’affaire abîme la gendarmerie, l’emploi des grenades offensives est suspendu.

La polémique enfle, «le patron» monte au front pour soutenir publiquement ses troupes. Une intervention qui va jusqu’à susciter l’admiration des syndicats de police. Le meilleur compliment vient des rangs de ses «meilleurs ennemis» de la police nationale : selon un haut gradé, «il a redonné sa fierté aux gendarmes qui se reconnaissent dans un chef emblématique».

A propos de l'auteur

Laura

Laura

Journaliste d'investigations pour le EE Times mais également ailleurs. Plus d'infos sur mon profil Twitter (dont les tweets n'engagent que moi). Je suis spécialisée dans les enquêtes longues, surtout sur les divers lobbys.